14-21 décembre 2019 J-235

Professionnels

Les Ateliers du Sommet 2018

Jeudi 20 décembre - 11h

Les Ateliers du Sommet

Les Ateliers invitent les participants à échanger sur un des deux sujets d'actualité proposés afin d'aboutir à des propositions concrètes. Pour s'y préparer, le Sommet avait mis en ligne un questionnaire destiné aux professionnels, sur lequel ceux-ci pouvaient exprimer leur opinion, tant sur les problématiques de programmation que sur les questions de partié.

A l’issue des Ateliers, l’ensemble des participants se sont réunis pour la restitution des travaux.

Atelier DIRE
Quels films dans quelles salles ?
Animé par Hugues Quattrone, Délégué Général de DIRE (Distributeurs Indépendants Réunis Européens).
En présence de Laurence Franceschini, Médiatrice du Cinéma.

Si l’ère numérique tient certaines de ses promesses, elle n’a pas épargné les choix de programmation et l’élaboration des plans de sortie. Elle accentue la confrontation entre les enjeux économiques et l’identité éditoriale des lieux et des line-up. Elle questionne le partenariat naturel entre salles Art et Essai et films Art et Essai.

L’arrêt progressif des VPF intensifie ce phénomène : comment accélérer l’accès aux films porteurs en maintenant une vraie diversité d’œuvres proposées au public ? Comment bénéficier d’une réelle souplesse de programmation et accorder des conditions d’exposition en rapport avec le potentiel des films ? 

Les outils de régulation existants en matière de diffusion – engagements de programmation et de diffusion, recommandations génériques du Médiateur du cinéma – doivent-ils évoluer ou être complétés d’autres mesures pour répondre au mieux à ces impératifs ? 

L’Atelier était l’occasion pour chacun de faire état de l’évolution de ses pratiques de programmation, des difficultés rencontrées au quotidien.  Les exploitants ont ainsi fait part de leurs différents points de vue quant à la programmation des films Art et Essai dans les circuits et inversement de films non recommandés dans des salles Art et Essai, et les conséquences sur le traitement réservé aux films plus fragiles, par rapport aux films Art et Essai porteurs.

Le débat s'est ensuite porté sur l'exposition des films et en particulier les exigences en nombre de séances sur certains films. Tous s'accordent pour dire qu'un film exposé sur peu de séances peut très bien réaliser ses entrées, dès lors qu'il est accompagné. Or ces accompagnements sont très chronophages et coûteux. 

Sur la question de la CNACi, la Médiatrice du cinéma, Laurence Franceschini, fait le constat que la CNACi n'était pas forcément "très sensible aux recours" contre certaines décisions d'implantation d'équipements cinématographiques, tout en pointant du doigt "une forme de convergence de l'appétit des circuits et des salles Art et Essai" sur les films Art et Essai porteurs.

La Médiatrice a également annoncé la publication prochaine d'une recommandation sur les labels des salles.

Enfin, à propos de l'arrêt des VPF, Hugues Quattrone a annoncé que le comité de concertation numérique réfléchissait à une recommandation mettant fin aux VPF dès la troisième semaine d'exploitation - contre la cinquième aujourd'hui.

Atelier SCARE
La parité dans la distribution et l’exploitation
Pour des propositions concrètes auprès du Ministère de la Culture
Animé par Béatrice Boursier - déléguée Générale du SCARE, Marion Tharaud - distributrice chez Haut et Court, membres du collectif 5050x2020 et Fabienne Silvestre-Bertoncini, coordinatrice du Lab Femmes de cinéma.

En septembre 2018, les Assises de la parité et de la diversité ont donné lieu à l’annonce, par la Ministre de la Culture, de mesures incitatives pour favoriser l’accès pour les femmes aux postes clés dans les productions de films.

Des chantiers ont été ouverts pour poursuivre ce mouvement dans la diffusion : exploitation et distribution. 
L'Atelier a abordé la question de la promotion et l’exposition accordée aux films de femmes mais s'est aussi interrogé sur la manière de promouvoir la parité au sein des entreprises.

Trois groupes devaient répondre à trois questions :

Comment favoriser la diffusion des films réalisés par des femmes ?

Les professionnels proposent la mise en place d'une aide dès le développement des projets de films réalisés apr des femmes ainsiqu'un label pour valoriser le film et la salle qui le programme.

Ils suggèrent également une sensibilisation des critiques de films, la prise en considération de la parité dans les pratiques de programmation et la mise en valeur du travail des femmes dans le cinéma au niveau dupatrimoine, des festivals, et des différentes commissions locales et nationales.

Quelles sont les pistes à explorer pour favoriser la parité dans le secteur de la distribution cinéma ?

La première proposition consiste à sensibiliser les médias à la question de la parité.

Le groupe propose aussi une incitation à l’embauche et des mesures pour briser les stéréotypes : mise en place d'un congés paternité égal au congés maternité, création d’un label valorisant les entreprises les plus vertueuses.

Enfin, il est suggéré de supprimer le délai de deux ans pour l’attribution de l’aide au programme aux sociétés de distribution fondées par des femmes.

Quelles sont les pistes de réflexion pour favoriser la diversité dans la distribution et l’exploitation ?

Les professionnels s'accordent sur l’application d’une discrimination positive en termes de diversité dans les différentes jurys, commissions et comités.

La sensibilisation au sujet de la parité doit aussi passer par la tenue d'ateliers professionnels réguliers et par la formation des effectifs.

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